Tarif de l’électricité en 2020 : vers une augmentation de 3% à 4%

Alors que le prix de l’électricité avait déjà augmenté de 6% en juin et de 1% en août 2019, celui-ci pourrait subir une nouvelle hausse de 4% dès janvier 2020.

 

Comment est fixé le prix de l’électricité ?

En France, depuis le 8 décembre 2015, les tarifs réglementés de vente de l’électricité sont proposés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et approuvés par décision des ministres en charge de l’énergie et de l’économie.

 

Créée en 2000 à la suite de l’ouverture à la concurrence du marché français de l’énergie, la CRE est une autorité administrative indépendante chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz en France, au bénéfice des consommateurs.

 

Les tarifs réglementés de l’électricité ont historiquement été élevés pour couvrir les investissements réalisés dans le cadre de la construction de nouvelles centrales nucléaires. Ils ont ensuite diminué (en euros constants*), traduisant la baisse des investissements dans le parc productif français.

 

La hausse des prix de ces dernières années est due à une relance des investissements dans le réseau de distribution, dans les coûts de maintenance, et dans les énergies renouvelables.

 

La tendance à la hausse des prix de l’électricité trouve son explication dans la structure même des tarifs réglementés. On distingue une part hors taxe supportée par le fournisseur d’électricité qui correspond aux coûts d’approvisionnement, de commercialisation et de distribution, et une série de taxes qui représentent près du tiers du tarif réglementé de l’électricité. Parmi ces taxes, on trouve :

 

  • La Contribution au service public de l’électricité, qui permet de financer les charges de service public de l’énergie, mais également de financer les énergies renouvelables.
  • Les Taxes communales et départementales sur la consommation finale d’électricité, sont basées sur la quantité d’électricité consommée, et sont collectées par les fournisseurs d’électricité pour être reversées ensuite aux collectivités territoriales. Le montant de cette taxe varie entre 1,5 à 9,56 euros par mégawattheure (MWh).
  • La Contribution tarifaire d’acheminement : elle est perçue sur le prix de l’abonnement et est destinée à financer le régime de retraite des agents des industries énergétiques et gazières. Elle est perçue par EDF et ses filiales – Enedis pour la distribution d’électricité, RTE en charge du réseau et Engie pour la distribution du gaz.

Le prix de l’électricité évolue en moyenne deux fois par an, du fait des taxes imposées par l’Etat et des coûts de production. Les Français sont aujourd’hui habitués à son augmentation. Depuis dix ans, les ménages se sont habitués à voir leur facture d’électricité augmenter avec le prix de l’électricité. En 2019, le prix a déjà augmenté à deux reprises, de 5,9% en juin puis de 1,23% en août. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) a justifié cette augmentation des tarifs réglementés par la nécessité de couvrir la hausse des coûts d’utilisation des réseaux publics d’électricité.

 

Alors que le prix de l’électricité a augmenté de 7% en 2019, celui-ci devrait à subir une nouvelle augmentation de 3 à 4 % à partir de 2020.

 

Le projet de scission d’EDF en cause :

Le projet « Hercule » déployé en 2019 par le gouvernement et venant scinder EDF en deux entités distinctes pour répondre aux enjeux de libre concurrence, a pour conséquence la hausse attendue des tarifs de l’électricité. L’accord obtenu par la France auprès de la Commission européenne qui autorise la scission des activités de distribution et de production d’EDF, devrait conduire à une revalorisation du prix de l’électricité vendue à ses concurrents à 45 euros le mégawattheure contre 42 euros aujourd’hui. En effet, l’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) détermine le prix auquel les fournisseurs alternatifs d’électricité peuvent racheter à EDF l’électricité nucléaire, ainsi que les volumes auxquels ils peuvent prétendre. Les fournisseurs alternatifs devant acheter leur électricité à des prix plus élevés devront également augmenter leurs propres tarifs et, in fine, la revendre plus cher à leurs clients.

 

L’Etat devait au départ assurer aux fournisseurs alternatifs un volume d’électricité d’origine nucléaire plus élevé (100 à 150 TWh) afin de compenser la hausse des prix de l’électricité. Cette mesure de compensation ayant été abandonnée, le seuil de l’ARENH restera à 100 TWh. En conséquence, les fournisseurs alternatifs devront se fournir ailleurs, à un prix nécessairement plus élevé que celui proposé par l’ARENH (de l’ordre de 50 euros par MWh).

 

EDF pourra donc limiter l’accès de son énergie nucléaire à ses concurrents et dans le même temps vendre son électricité plus chère. Une bonne nouvelle pour les finances de l’entreprise, une moins bonne pour les clients des fournisseurs d’électricité alternatifs et les abonnés aux tarifs réglementés. Compte tenu d’un volume d’électricité nucléaire limité à 100 TWh et de la hausse des prix du marché, les tarifs réglementés de l’électricité devraient donc augmenter de 4% en 2020.

 

Ainsi la facture moyenne d’un ménage se chauffant à l’électricité devrait augmenter de 60 euros à partir de 2020. Cette nouvelle augmentation des tarifs de l’électricité, additionnée à celles ayant déjà eu lieu en 2019, représente pour le consommateur une hausse globale de 180 euros.

 

Comment affronter la hausse des prix de l’électricité ?

Malgré la hausse des tarifs réglementés de l’électricité, l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie a permis l’émergence d’offres d’électricité moins chères pour contrer les prix du fournisseur historique EDF. Les fournisseurs d’électricité dits « alternatifs » proposent aux consommateurs de souscrire à des offres d’abonnement compétitives pour garantir un taux inférieur à celui d’EDF.

 

Les consommateurs peuvent également payer moins cher leur électricité en optant pour une option tarifaire plus adaptée aux petites consommations d’énergie (3 à 12 kVA). Cette option repose sur un prix du kilowattheure (kWH) identique à toute heure de la journée, et tout au long de l’année. Malgré le fait que la consommation d’énergie soit plus basse avec cette option, c’est le coût même de l’abonnement qui pèsera le plus sur votre facture à la fin du mois. Le prix de l’abonnement varie, dans ce cas, en fonction de la puissance du compteur. Cela laisse donc l’opportunité au consommateur de souscrire à une offre d’abonnement avec un prix plus avantageux.

 

Pour réaliser plus d’économie sur la facture d’électricité, il est possible de s’équiper avec des radiateurs électriques intelligents. Cette solution permet de réguler automatiquement votre température en synchronisant tous les radiateurs d’une même pièce, et de chauffer uniquement lorsque cela est nécessaire. Muller Intuitiv with Netatmo est un module de connexion « plug and play » qui s’insère aisément dans un emplacement qui lui est réservé à l’arrière du radiateur (sous couvert de compatibilité). A la clé, un chauffage optimisé avec davantage de confort et de réelles économies d’énergie.

 

* Les prix constants, ou euros constants, sont les prix en valeur réelle c’est-à-dire non soumis à l’inflation. Les prix courants sont les prix tels qu’ils sont indiqués à une période donnée.

Passez au chauffage intelligent

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